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Journaliste et rédacteur : pourquoi cette dichotomie ?

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Les métiers de journaliste et de rédacteur sont parfois confondus. Ou, à l’inverse, mis en totale opposition. La vérité se trouve sans doute quelque part au milieu, entre deux professions qui – pour vulgariser à l’excès – consistent à écrire des articles. Il peut être intéressant de se pencher sur la question pour voir où les missions de journaliste et de rédacteur se croisent, et où elles se séparent. Différences, similarités : focus sur deux métiers peut-être pas si différents qu’on peut le croire.

Différences entre journalistes et rédacteurs : quelles sont-elles ?

Bien évidemment, journaliste et rédacteur sont deux métiers différents. Peut-être pas autant qu’on ne le croit (on y reviendra), mais ces deux professions disposent de caractéristiques qui leur sont propres. Et ce, tant au niveau de la pratique pure que dans les textes de loi.

Les caractéristiques propres au journaliste

On ne parlera ici que du journaliste-rédacteur pour avoir une comparaison cohérente. Son rôle premier consiste à transmettre l’information à ses lecteurs, tout en veillant à chercher et relater uniquement la vérité. D’ailleurs, la sacro-sainte Charte de Munich, qui liste les droits et devoirs des journalistes, le précise d’emblée : le journaliste doit « respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de la connaître ».

Idéalement, le journaliste doit rédiger des contenus « frais » – comprendre, qui collent à l’actualité – et originaux. Pour ce faire, il est généralement amené à se rendre sur le terrain afin de mener son enquête, rencontrer des gens, écouter leurs témoignages et les restituer le plus fidèlement possible.

Le journaliste, particulièrement en presse quotidienne, est soumis à des contraintes de temps, à savoir l’heure du bouclage. S’il est assez libre sur le ton employé, dans le respect de la ligne éditoriale du journal, il est limité par la maquette qui lui impose un calibrage bien précis.

Plus important, les écrits du journaliste doivent rester libres. Politique, entreprises, annonceurs… Ils ne doivent être influencés par rien ni personne. En tout cas, officiellement. Officieusement, pour certains sujets, il est courant de se tourner vers les entreprises qui achètent de la publicité dans le journal pour avoir des interlocuteurs. Compréhensible en termes de logique commerciale. Un peu moins d’un point de vue déontologique.

En sortant un peu de la pratique, le journaliste bénéficie de plusieurs avantages propres à son statut. C’est le cas, par exemple, de la clause de conscience. En cas de modification de la ligne éditoriale, de changement de situation juridique de l’entreprise, ou encore de cessation de la publication, le journaliste peut démissionner tout en bénéficiant du régime juridique du licenciement. Autre avantage notable propre aux journalistes : un abattement fiscal de 7 650 € par an, représentatif d’une allocation pour frais d’emploi.

Les caractéristiques propres au rédacteur

Le rédacteur web écrit, lui, exclusivement pour des supports numériques. Si la qualité reste un prérequis évident de son travail, il n’a en revanche pas de limite de taille. L’utilisation d’un calibrage – 3 000, 4 500 ou 6 000 caractères – est courante pour apporter une cohérence aux articles d’un même site. Mais, dans l’absolu, le rédacteur pourrait écrire aussi long qu’il le souhaite. La seule question à se poser reste : est-ce que l’internaute a envie de lire un aussi long article ?

N’oublions pas que la lecture d’une information sur le web et dans un journal papier sont deux choses très différentes. L’internaute cherche une information précise et, surtout, à l’avoir rapidement. Cela implique des spécificités d’écriture pour le rédacteur : il doit faire succinct et dynamique s’il ne souhaite pas que l’internaute aille chercher ses réponses ailleurs.

De plus, le rédacteur web représente plusieurs clients. Il doit ainsi respecter certaines contraintes propres à chaque marque, que ce soit au niveau du vocabulaire à employer, du ton à adopter : vouvoiement ou non du lecteur, posture d’expert ou proche de l’internaute, etc. Par exemple, la façon d’écrire pour un club de vacances (ton décontracté, public familial, sujets légers autour du tourisme ou des conseils pour les vacances) sera logiquement différente de la manière d’écrire pour un site spécialisé dans la finance. Là, il faudra adopter une posture d’expert, conserver un ton neutre, car la cible ne sera pas la même. Au rédacteur de s’adapter à chaque client, souvent plusieurs fois par jour, tout en préservant sa « patte », son style, qui donne envie de lire l’article.

Enfin, en plus des contraintes d’écriture déjà listées, le rédacteur doit composer avec les impératifs du web et du SEO, à savoir :

  • l’intégration de mots-clés pour que le contenu soit bien référencé sur les moteurs de recherche ;
  • l’ajout de liens hypertextes ;
  • une mise en forme optimisée pour les mobiles, etc.

Des différences dans la manière de traiter un sujet, donc. Mais les similitudes sont, elles aussi, bien présentes.

Journalistes et rédacteurs : des métiers pas si différents que ça

Si l’on parle de dichotomie entre journalistes et rédacteurs, c’est principalement pour des raisons commerciales et financières. Pour faire simple : le rédacteur écrit pour un client, quand le journaliste écrit pour informer. Encore une fois, ce dernier point peut prêter à débattre. La presse, en crise constante depuis plusieurs années, ne peut pas se permettre de froisser ses annonceurs. Et tant pis s’il faut s’asseoir un peu, parfois, sur la déontologie.

Mais le débat n’est pas là. Au-delà de toutes les différences entre journalistes et rédacteurs, les deux professions partagent plus de points communs qu’on ne le croit.

Le lecteur au cœur des contenus

À commencer par une recherche de la véracité. On l’a vu, le journaliste se doit de chercher la vérité pour ses lecteurs. C’est la base même de son métier, un signe de crédibilité et de fiabilité pour son lectorat. Mais, de son côté, le rédacteur web ne se contente pas de placer le maximum de mots-clés sans se soucier du texte.

Si cela a pu être vrai par le passé, aujourd’hui, le rédacteur se doit de créer un contenu qualitatif, pertinent, singulier. Pour une meilleure expérience utilisateur, déjà. Il est primordial de placer l’internaute, ses requêtes et ses besoins au cœur de la production de contenu. Mais aussi pour le référencement.

En effet, grâce à l’algorithme BERT, Google est capable d’analyser et comprendre les contenus. Et, surtout, d’apporter la réponse la plus précise et pertinente à l’internaute. Vous l’aurez compris : les contenus doivent être qualitatifs, et pas seulement un enchaînement de mots-clés, pour ressortir parmi les premiers résultats.

Vérifier ses sources pour un contenu fiable

Comme pour tout, aboutir à un travail de qualité demande du travail. Pas toujours évident avec des deadlines toujours plus serrées, mais il est nécessaire de s’assurer que les informations apportées au lecteur ou à l’internaute sont fiables et à jour.

Et à ce niveau, journaliste et rédacteur fonctionnent de façon similaire : ils réalisent un travail de recherche auprès de sources crédibles et pertinentes. Puis, pour être certains de la véracité des infos, ils croisent leurs sources. Une démarche nécessaire pour éviter les approximations de certains sites et rédiger le contenu le plus qualitatif possible.

Toutefois, entre les deux professions, la pratique diffère un peu. Si le journaliste est amené à réaliser du travail de terrain, le rédacteur reste généralement devant son ordinateur. Pour autant, il ne se contente pas de chercher machinalement les infos sur Google : il est aussi amené à réaliser des interviews auprès de spécialistes pour retranscrire cette expertise aux internautes.

Des rédacteurs polyvalents

Écrire des articles et des contenus web, c’est une chose. Mais ce n’est, aujourd’hui, plus suffisant. En parallèle, journalistes comme rédacteurs sont amenés à maîtriser le plus de formats possibles : photographie, infographie, vidéo, audio, etc.

Certes, les raisons sont un peu différentes. Côté journalisme, cette polyvalence vient de la situation de crise que connaît la profession. C’est surtout vrai pour les plus petits titres de presse qui peinent à se maintenir à flot. Si les gros noms de la presse quotidienne disposent de spécialistes dans chaque format, dans les petites rédactions, il n’est pas rare que le journaliste joue aussi le rôle de photographe et prenne même le temps de tourner une petite vidéo à poster sur le site du journal.

Pour le rédacteur, cette polyvalence n’est pas tant une contrainte qu’un moyen de répondre au mieux aux besoins de l’internaute. Les articles de fond restent d’excellents moyens d’accéder à une information riche, détaillée. Mais la façon de consommer l’information évolue. Et la multiplicité des formats permet à l’internaute d’accéder à la réponse qu’il souhaite de façon plus ludique ou plus rapide.

Par exemple, les infographies ou les vidéos motion design sont très attractives, en plus d’être des formats pédagogiques. Les vidéos ou les podcasts connaissent aussi un important succès. Ils permettent à l’internaute de bénéficier d’une expertise fiable mais surtout rapide, ludique. Les formats audiovisuels rassurent, permettent de comprendre plus facilement. Mieux, ils sont simples à partager.

Et leur importance devrait continuer à prendre de l’ampleur. Très bientôt, Google sera non seulement capable de proposer une vidéo ou un podcast en guise de réponse à une requête, mais il saura surtout sélectionner le passage qui répond précisément à la question de l’internaute. Plus besoin de regarder 5 ou 10 minutes de vidéo, Google dira simplement : « rendez-vous à 2min35 pour savoir comment faire… ». De quoi motiver les rédactions à encourager la polyvalence.

Pour être performant et toucher un maximum de monde, autant maîtriser tous les outils à notre disposition. Et ça, journalistes comme rédacteurs ne doivent et ne peuvent pas l’ignorer.

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